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Divers

Lundi 21 avril 2008
... Telle est la définition que donne le Dr R. Giet de la mission de securité sociale vue par les Caisses d'Assurance Maladie.
Cette formule sans doute un peu sévère n'est pourtant pas dénuée d'à propos et mérite d'être commentée.

La triple expérience personnelle du Dr Giet (médecin praticien, expert auprès des tribunaux et responsabilités syndicales) lui permet une certaine hauteur de vue sur les dysfonctionement de notre système de santé.

Il relève ainsi que si tout les pays occidentaux connaissent des difficultés dans ce domaine, la Sécurité Sociale française dépasse de loin ses cousines: avec un budget supérieur à celui de l'Etat, elle cumule une déficit de près de 100 milliards reporté sur les générations futures, et crystallise malgré cela  toujours l'objet du mécontentement des professions médicales et des usagers qui voient les remboursements diminuer.

Aucun secteur n'est épargné par son analyse.
Les praticiens: sont visés en particulier les arrêts maladies de courte durée, mais aussi les demandes d'examen de biologie et d'imagerie.
Les usagers: fraude aux arrêts maladie, mise en invalidité abusives, transports injustifiés.
Les caisses primaires: c'est l'abandon des contrôles au profit d'actions de prévention et de santé publique qui est mis en évidence dans ce livre. Selon l'auteur, ces dernières ont la préférence des médecins-conseil du fait d'une moindre pénibilité et de la faible pression hierarchique en faveur des contrôles.
La gestion des caisses est aussi visée, en particulier l'opacité des comptes et l'absence d'esprit de productivité.
Les hôpitaux: mauvaise répartition sur le territoire, absentéisme du personnel, statut de la fonction publique hospitalière pour prés d'un million d'employés...

La Sécurité Sociale a été une des grandes absentes des campagnes de 2007, en dehors des franchises médicales qui ont occulté le débat pour une "petite" mesure à 850 millions, très loin des objectifs à atteindre. Xavier Bertrand avait qualifié son action sur la Sécu de "réforme de la dernière chance"...

... et si cette chance venait à passer, faudrait-il tout sacrifier pour sauver ce régime? Le Dr Giet a au moins le mérite de soulever une question que nous devrions nous poser avant d'être au pied du mur...
Par Edouard de Germay
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Lundi 24 mars 2008
J'ai eu la chance de partager quelques instants avec un des ces hommes ordinaires dont la conversation peut tout-à-coup le faire devenir extra-ordinaire. C'était samedi, et nous parlions engagements, politique, et déceptions électorales. Voici en substance ce que j'en garde comme souvenir.

"... Il en va ainsi des engagements de toute nature comme des bonnes résolutions de début d'année: bien sûr il est souvent plus facile de les prendre que de les tenir, mais déjà se décider est un pas important.
La résultante de ces engagements est de trois sortes: ceux qui sont tenus, ceux qui ne sont pas tenu, et ceux qui le sont partiellement.
Seuls les premiers sont pleinement gratifiants, tant pour soi que pour les autres, mais faut-il pour autant que des échecs, même partiels, vous empêchent de persévérer? Ce qui compte, ce n'est pas forcément à chaque fois le résultat, sutout s'il ne dépend pas entièrement de vous, mais bien plus la sincérité de l'énergie que vous y avez déployé, et la qualité du but que vous vous êtes fixé...
Le vrai malheur, ce serait de se dire après des échéances non ou mal tenues "j'ai échoué, je n'ai pas fait aussi bien que j'aurais voulu", ou encore "A quoi bon toute cette énergie gaspillée, pourquoi persister?". Non!
La vrai force, c'est justement de s'engager pour ce que l'on croit juste et vrai, d'y adhérer sincèrement, et d'y mettre l'énergie que vous croyez pouvoir honnêtement donner.
Cela s'applique aussi bien à celui qui veut arrêter de fumer qu'à celui qui s'engage au service de ses concitoyens: si tu sais que le chemin que tu empruntes et le bon, que la foulée que tu te donnes est celle qui te va, tu peux trébucher, cela ne signifiera pas pour autant que tu t'es trompé de chemin..."

De la simplicité, de l'humilité et du travail... voilà le chemin que je crois être le bon aujourd'hui.


Par Edouard de Germay
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Jeudi 20 mars 2008

La carte vitale est un indéniable progrès dans la prise en charge des patients: un certain nombre d'informations adminiqtratives y sont consignées, permet de pratiquer le tiers-payant plus souvent, et surtout elle permet un remboursement très rapide des soins (généralement en moins d'une semaine). Seul bémol (et je ne parle que pour moi), elle ne contient aucune donnée médicale qui permettraient une meilleure coordination des soins entre médecins...

Alors vous me direz, où est le problème? Et bien, lorsque votre médecin traitant est absent, et s'il a eu assez de chance pour en trouver un, c'est un remplaçant qui vous accueille à la consultation. Bien élevé, vous lui tendez votre carte vitale en fin de consultation, mais il la refuse et vous donne une de ces magnifiques feuilles de soins marron que vous pensiez disparue des cabinets...
Hé oui, les médecins remplaçants ne sont pas autorisés à utiliser les lecteurs de cartes vitales des médecins qu'ils remplacent!
Situation absurde à plusieurs égards: d'abord, les remplaçants utilisent absolument tout le matériel de leurs confrères, du stétho à la chaise de bureau en passant par l'intégralité des documents administratifs (tous au nom du médecin remplacé d'ailleurs).
Ensuite, seuls les patients sont pénalisés dans cette affaire (une fois de plus diront certains) puisque les feuilles de soins ne sont remboursées que plusieurs semaines après, et que le tiers-payant est beaucoup plus complexe à récupérer pour les médecins (conduisant donc un certain nombre d'entre eux à donner à leur remplaçant la consigne de ne pas le pratiquer).

Mais le pire dans l'histoire, c'est que lorsque vous téléphonez à la CPAM pour vous étonner de cette situation et en demander l'explication, vous ressentez cette très curieuse sensation propres aux administrations françaises: personne ne peut vous répondre, mais pire, personne n'a la moindre idée de qui pourrait répondre...
Bref, j'ai écrit plusieurs mail, et je ne manquerais pas de vous tenir informés s'ils répondent...

Par Edouard de Germay
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Petites phrases

"La gaîté est parfois une forme de courage... Peut-être d'ailleurs en est-ce la plus haute expression."
G. de Baudreuil

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